lundi 13 juillet 2009

Message

L’Idéal, ce mot pur, impalpable zéphir,
Jaillit, oiseau malin, parfum bleuissant d’aube,
Au front de la clairière éclairant un saphir.
Douze adorables fées font tournoyer leur robe.

Comme l’astre vient boire à la source aux yeux d’or,
Mon âme, envole-toi vers ton double céleste.
Envole-toi Bouddha au regard de condor,
Au plus haut du ciel bleu parmi les soleils lestes.

Et pourquoi plus longtemps ici-bas demeurer ?
Ma pensée, va sonder les vastes épopées !
Accroche-toi, s’il passe, au char d’Elie sacré
Vas parler, si tu peux, avec François Coppée.

Vers l’astre des Génies dirige ton voilier.
Ô vent, à présent souffle un beau ballet de sève,
Emporte mon esprit prêt à se déployer,
Vers l’étoile polaire, emporte-moi en rêve.

Puissé-je y retrouver les poètes amis,
Mon ange échevelé et ma supraconscience,
Aurobindo Ghose, Ali et Kouthoumi
Parmi le tourbillon des sublimes alliances.

Ne laisser pas mon âme éprise d’absolu
Crouler sous le pêcher des actes dommageables…
Idéal, montre-moi le chemin des élus !
Ensemble, triomphons des pièges redoutables.

Enfant du Roussillon et des sources d’Agni,
Laisse-moi te cerner, poète d’un autre âge,
Entendre sur ton cœur palpiter l’infini
Pleinement te saisir et porter ton message.

Le 25-03-2001
Thomas

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