jeudi 6 décembre 2012
TOLÉRANCE ET BIENVEILLANCE
J’entends souvent cette phrase toute faite lorsque je dîne en famille, qui pourtant est végétarienne. J’entends souvent cette phrase : « C’EST IMPORTANT D’ÊTRE TOLÉRANT. » C’est vrai ! Mais voilà ! Mon bec est cloué. Si j’ose la moindre remarque, je passe pour fanatique. Qu’on y regarde pourtant de plus près. La tolérance, c’est le respect des convictions de mon prochain. Que mon prochain soit omnivore, c’est son droit et je dois le respecter, respecter son choix et sa liberté, nous dira-t-on. Et, comme ma famille est respectueuse, tolérante et bienveillante, qu’elle ne veut pas fâcher ni se mêler, par faiblesse ou par amour, elle sacrifie un principe pour un autre, celui du respect animal pour le respect de l’homme, et c’est ce qu’on appelle Tolérance. Ceci est le point de vue humain.
Qu’en pensent nos amis les animaux ? Je vous laisse imaginer. Ils n’en pensent pas grand-chose, vu qu’ils ont – cochons, dindes ou oies, etc. – un talon implacable et impitoyable qui les écrase, alors qu’à l’origine, l’homme devrait être un grand frère pour tout ce qui vit sur cette Terre. Mais passons ! Que pensent les animaux de notre tolérante bienveillance à l’égard de nos semblables. Eh bien, leur point de vue est en effet quelque peu différent, voire totalement divergent. Comprenez ! Ils ont une grande intolérance à tout ce qui ressemble à une assiette, l’assiette du convive, celle que la maîtresse de maison sert avec tant de gentillesse et d’amabilité à son hôte. C’est humain trop humain, dirait l’autre. Comprenez ! L’animal voudrait bien qu’on lui fiche la paix ! Alors, mangez votre sapin, votre pain ou vos reins, mais laissez les animaux tranquilles.
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