Jésus-Christ :
« Les Tables seront le quatre-vingt-neuf des archanges. Elles jetteront des vérités surnaturelles dans le vrai humain. Elles mêleront les atomes et les mondes. Elles prouveront la fraternité des hommes avec les bêtes, l'égalité des bêtes avec les plantes, l'égalité des plantes avec les pierres, la solidarité des pierres avec les étoiles. Elles feront monter... »
V. Hugo :
« J'ai écrit tout ceci en vers ces jours passés. »
Jésus-Christ :
« Les Tables seront le quatre-vingt-neuf des archanges. Elles jetteront des vérités surnaturelles dans le vrai humain. Elles mêleront les atomes et les mondes. Elles prouveront la fraternité des hommes avec les bêtes, l'égalité des bêtes avec les plantes, l'égalité des plantes avec les pierres, la solidarité des pierres avec les étoiles. Elles feront monter... »
V. Hugo :
« J'ai écrit tout ceci en vers ces jours passés. »
Jésus-Christ :
« ... le chien jusqu'à son maître, et monter le berger jusqu'à son troupeau. Elles feront pousser les fleurs jusqu'aux astres. Elles feront grandir les cailloux des grèves jusqu'à la foudre des tempêtes. Elles feront descendre Dieu jusqu'au polype et sauter les pucerons jusqu'à Dieu. Elles supprimeront dans l'immensité la distance du baiser à la lèvre. Elles diront, elles crieront, elles sonneront : ô hommes, il n'y a plus d'hommes ! ô bêtes, il n'y a plus de bêtes ! ô plantes, il n'y a plus de plantes ! ô pierres, il n'y a plus de pierres ! ô soleils, il n'y a plus de soleils ! ô firmaments, il n'y a plus de firmaments ! Il n'y a que des âmes égales devant l'amour. Il n'y a que des amours égaux devant Dieu. L'enfer n'est pas. Le paradis est l'état normal du ciel. Les ténèbres sont des apparences ; la nuit est une illusion des étoiles, le gouffre Dieu est plein de colombes et non de corbeaux. L'immensité a des entrailles de mère ; les soleils sont pleins de pitié pour les souffrances, et le ciel a des larmes plein ses étoiles. Ô hommes, tout aime. Ô bêtes, tout aime. Ô plantes, tout aime. Ô pierres, tout aime. Ô mondes, tout aime. Le firmament, ô vivants, est un pardon infranchissable. Et maintenant mourez ! »
HUGO Victor, Les Vents du Tombeau (Les Tables tournantes de Jersey), éd. La Licorne Ailée, Clamart, 2002, p. 511-512 (Procès-Verbaux, 22 mars 1855, 9 heures trois quarts du soir).
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